Les Japonais, partie 3 : importance du repas classique

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Dans les supermarchés, même les légumes indiqués « sans produits chimiques » ne sont pas certifiés sans insecticides, car les néonicotinoïdes, interdits en France, sont couramment utilisés sur ce type de produits agricoles. Il faut dire que la plupart des fermes japonaises dépendent de J.A., coopérative agricole japonaise. Elle oblige les agriculteurs, à utiliser des insecticides agricoles et des engrais afin d’assurer une production massive des cultivars que fournit cette société. Ce sont des graines issues de manipulations biotechnologiques et non pas d’espèces indigènes. Ces F1 hybrides sont la première génération d’un croisement entre deux variétés distinctes. Ces plantes hybrides donnent des graines différentes des graines hybrides F1, obligeant les agriculteurs à racheter des semences chaque année à la coopérative.

 

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Quelle est la meilleure saison pour voyager au Japon ?

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Les quatre saisons sont clairement distinctes et leurs charmes différents. Du fait de sa forme allongée dans le sens nord-sud, le Japon présente des climats et températures très variables entre Hokkaido (北海道) et Okinawa (沖縄). Quelle est la période la plus agréable pour voyager dans l’archipel nippon (日本列島) ? A quelles fêtes saisonnières pouvez-vous assister ? Si vous souhaitez visiter le Japon et que vous avez la possibilité de prendre des vacances à tout moment de l’année, déterminez votre période de voyage en vous aidant des conseils ci-dessous.

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La guerre et les Japonais, 60 ans après l’indépendance – partie 3 –

 

 La photo montre M. Shuichi Kato (加藤周一, 1919-2008), polémiste libéral connu au Japon. Il s’était spécialisé dans les beaux arts et l’actualité. Il a également lutté contre la révision de l’article 9 de la Constitution japonaise. Lors du récent rangement de la bibliothèque de l’université Ritsumeikan à Kyoto, ses cahiers, méconnus, ont été retrouvés.

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Machiya avec un Shoki-San en Or

La Machiya du jour : Une maison Japonaise traditionnelle avec un Shoki San en or.

Le Shoki- San est une petite statue généralement en terre cuite placé sur le petit toit devant la maison qui protège celle-ci contre les mauvais esprits.

Itinéraire original : Miyama, un hameau convivial

Je suis convaincu que le charme de ce hameau peut inspirer de la nostalgie à tous les voyageurs. Miyama (美山), littéralement « belle montagne », est situé dans la ville Nantan, au milieu de la préfecture de Kyoto. Environ cinq mille habitants y vivent. Entouré des monts Mikuni-dake (三国岳), Zukin-yama (頭巾山) et Choro-yama (長老山), entre 800 et 900m d’altitude, le vallon verdoyant appartient à la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (伝統的建造物群保存地区). Son paysage est pittoresque avec près de 250 chaumières traditionnelles.

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Des retraités veulent reprendre du service à Fukushima

Plus de 160 ingénieurs âgés d’au moins 60 ans se sont portés volontaires pour participer au « Corps des vétérans qualifiés », afin de réparer les systèmes de refroidissement des réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi (n°1), sérieusement endommagée depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

« Nous ne devons pas laisser ce travail aux seules mains de jeunes ingénieurs », déclare Yasuteru Yamada, à l’origine de cette initiative.

L’idée lui est venue après avoir entendu que de jeunes travailleurs sous-traitants, dont des ouvriers non qualifiés, avaient été envoyés sur les lieux pour tenter de réparer les dégâts.

« Les jeunes gens, notamment ceux qui ont des enfants, ne devraient pas être exposés aux radiations », estime M. Yamada, 72 ans, un ancien ingénieur qui travaillait à la construction d’usines chez Sumitomo Metal Industries.

Il propose au gouvernement d’autoriser un groupe indépendant d’ingénieurs qualifiés de plus de 60 ans à se rendre sur le terrain pour réparer les systèmes de refroidissement.

Actuellement, plus d’un millier de personnes, dont des sous-traitants, travaillent sur le site de la centrale, où des niveaux élevés de radiation ont été détectés à plusieurs reprises depuis l’accident du 11 mars.

La compagnie d’électricité Tepco, opérateur de Fukushima Daiichi, s’est donné jusqu’à janvier pour parvenir à maintenir durablement sous 100 degrés celsius la température des réacteurs. Mais des experts estiment qu’il faudra dix ans pour démanteler la centrale, située à 220 km au nord-est de Tokyo.

Yasuteru Yamada réfute la comparaison avec les escadrons de kamikaze qui acceptaient d’aller s’écraser contre les navires de guerre américains pendant la Deuxième guerre mondiale.

« Tout le monde a peur de la mort. Moi aussi », déclare l’ingénieur. Les équipes devront travailler selon de strictes consignes de sécurité et avec l’aval du gouvernement, ajoute-t-il.

Masahiro Ueda, 69 ans, ancien employé d’une centrale nucléaire, s’est lui aussi porté volontaire. « On ne peut pas travailler sérieusement dans une centrale nucléaire sans une certaine expérience », déclare ce spécialiste des systèmes de refroidissement, qui a 40 ans de carrière.

« Je suis vieux et je me fiche de savoir quand je vais mourir », ajoute l’homme, qui veut consacrer ses dernières années aux réparations des réacteurs.

L’équipe travaillerait en collaboration avec Tepco, précise M. Yamada. Il souhaite entamer les discussions le plus rapidement possible. Tepco n’a pas souhaité commenter cette initiative, qui a reçu le soutien de plusieurs députés.