Depa-chika

Au Japon, les grands magasins sont concentrés autour des grandes stations parce que ce sont les compagnies ferroviaires qui les dirigent. : SEIBU, TOBU, ISETAN (JR), TOKYU, Keikyu, ODAKYU, Hankyu, Hanshin, Kintetsu, etc. Cela a tendance à réunir les affaires et les transports. D’ailleurs, certains grands magasins ont originairement commencé par la vente de kimonos : Takashimaya, Mitsukoshi, Daimaru, etc.

On est bien accueilli dans les grands magasins car leurs employés offrent les meilleurs services. Avant l’ouverture du magasin, ils effectuent une assemblée du matin pour renforcer l’esprit d’équipe.

Lorsque les Japonais achètent un cadeau de noces, un ochugen (お中元), cadeau de milieu d’année, ou bien un oseibo (お歳暮), cadeau de fin d’année en signe de remerciement pour un service rendu ou à titre respectueux, ils préfèrent aller dans les grands magasins pour acheter des assortiments de savons, de jambons, de fruits, de gâteaux, de bières ou de vinaigrettes pour salade… Après la période des oseibo et des ochugen, les invendus seront débités à prix réduit.

Dans les grands magasins, le rayon des produits de beauté se trouve toujours au rez-de-chaussée car, étant bien aéré, l’odeur de cosmétiques ne s’imprègne pas dans l’immeuble. Par contre, les rayons alimentaires sont présentés au sous-sol. Appelés depa-chika, de departement store (=grand magasin) et chika (=souterrain), ils sont très variés. On trouve de petites boutiques de gâteaux japonais où les pâtisseries sont serrées les unes contre les autres. Il y a évidement des rayons de quatre saisons, une poissonnerie, une boucherie et des traiteurs.

Leurs prix sont en général plus chers qu’en supermarché. Les fruits et la viande de bœufs, surtout, sont chers mais ils sont très bons (le bœuf de Kobe est le plus connu mais il y a plusieurs régions productrices de bœuf au Japon : Ohmi, Tajima, Matsuzaka, etc.). Pourquoi ne pas aller voir les beaux étalages aux depa-chika ? Mais attention à ne pas dépenser trop d’argent.

Guide of Kyoto

La Péninsule de Shima – Meoto Iwa

 

Meoto Iwa (夫婦岩, le couple de rocher), sont des rochers sacrés situés dans la baie d’Ise, près du temple Futami Okitama (二見興玉神社). Les deux rochers, reliés par un shimenawa (注連縄, corde sacrée), représentent Izanagi (rocher de 9m avec un petit torii) et son épouse Izanami (rocher de 4m), dieux créateurs de l’archipel et parents d’Amaterasu, la déesse du soleil. La corde en paille de riz est remplacée chaque année par des prêtres, le 5 mai, le 5 septembre et le 25 décembre, au cours d’une cérémonie shinto accompagnée de tambours et de chants.

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Le thé japonais -partie 1-

Au Japon, le thé est une boisson d’une grande popularité comme le vin en France. Les Japonais en boivent chez eux après le repas ou au moment où ils veulent se détendre un peu. Les cinq genres principaux de thé japonais sont le sencha (煎茶), le matcha (抹茶), le hôjicha (ほうじ茶), le gyokuro (玉露) et le genmai-cha (玄米茶). La plupart des thés japonais se font par infusion dans l’eau chaude mais pas bouillante car elle altère leurs goûts et arômes très fins.

Le sencha est le thé vert classique et il couvre 80 % de la production du thé japonais. Le matcha est le thé en poudre, qui est souvent utilisé pour la cérémonie du thé, chanoyu (茶の湯). Le hôjicha, appelé aussi bancha (番茶), est le thé torréfié. Celui-ci comprend plus de tanin mais moins de caféine que le sencha, et on peut en boire juste avant de dormir. Le gyokuro est le premier cru du thé vert et sa méthode de culture, créée à Uji (宇治) dans la préfecture de Kyoto dans la première moitié du XIXème siècle, demande beaucoup d’efforts : au printemps, deux semaines avant le bourgeonnement, les arbres sont placés sous des voiles noirs pour réduire de 90% l’exposition aux rayons du soleil. Cette étape permet d’augmenter la douceur et d’atténuer l’amertume du thé. Seules les jeunes pousses ramassées à la main au début du printemps peuvent porter l’appellation de gyokuro. Ces feuilles sont ensuite étuvées, séchées et réduites en poudre, donc le matcha contient beaucoup de nutriments. Le genmai-cha est le mélange de feuilles de thé et de genmai (riz complet) torréfiés. Il a un arôme particulier et facilite la décomposition de mets gras. Continuer la lecture de « Le thé japonais -partie 1- »

Washi, papier japonais

Saviez-vous que les Japonais appellent leur papier traditionnel washi (和紙) ? En japonais, wa veut dire japonais, à la japonaise ou bien produit au Japon. Par exemple la tenue traditionnelle japonaise s’appelle wafuku et la cuisine japonaise washoku. Donc le papier japonais est appelé washi. Le washi n’est pas seulement résistant mais aussi délicat et plaisant à utiliser. Les Japonais utilisent depuis longtemps ces particularités pour fabriquer des petits objets de la vie quotidienne comme les corbeilles ou les assiettes ainsi que pour des plus grands meubles comme les armoires.

Ainsi ces produits fabriqués en bambou, en bois et avec le washi sont légers, solides et agréables au toucher. Parce qu’il rend la lumière chaleureuse et douce, le washi est utilisé pour fabriquer les portes coulissantes et les lampes. On retrouve ces qualités de résistance et de souplesse dans la confection de parapluies et d’éventails qui doivent supporter de nombreuses manipulations.

L’utilisation du washi a continué à se diversifier au fil du temps. Par exemple une nouvelle utilisation a été inventée par les ingénieurs qui se sont servis de sa finesse et de sa robustesse pour fabriquer « le papier condensateur électronique ». Nous utilisons quotidiennement ce fameux papier avec nos télévisions, nos lecteurs DVD, nos téléphones portables et nos ordinateurs. Il est devenu indispensable.

À vrai dire, il est intéressant de remarquer que le mot « 和/wa » veut dire « s’harmoniser » et « se lier avec ». En effet, par ses particularités, le papier japonais a su s’adapter aux techniques modernes et persister dans notre vie quotidienne. En y réfléchissant, n’a-t-on pas l’impression que le washi nous adresse un message d’harmonie ?

La photo ci-dessus montre des lanternes de Suzuki-Shofudo, magasin de produits artisanaux en papier à Kyoto. Vous pouvez aussi fabriquer par vous-même un souvenir, dans son atelier au premier étage sans réservation.

Accès chez Suzuki-Shofudo : marchez vers le nord dans la rue Yanaginobanba (柳馬場通り) depuis le marché de Nishiki (錦市場), 2 min. TEL : +81 (0) 75 231 5003 (magasin) ou + 81 (0) 75 222 8910 (atelier de fabrication, 紙の和雑貨体験工房)

Guide of Kyoto

Les baguettes et leur utilisation

Au Japon, les baguettes, 箸 (はし, hashi), étaient à l’origine des objets sacrés, utilisés pour offrir de la nourriture aux dieux. Les japonais les utilisent pour manger mais aussi pour cuisiner. Chaque membre d’une famille a sa propre paire de baguettes. Dans les restaurants, vous trouverez la plupart du temps des baguettes jetables.

Il existe 4 types de baguettes 5 (cliquer pour grandir) :

 

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